Nettoyage en profondeur d'un logement insalubre au Havre
Le nettoyage commence là où le débarras s'arrête. Sous les couches, les surfaces ont souvent été inaccessibles pendant des années : graisses cuites, souillures organiques, sols détrempés, sanitaires hors d'usage. C'est un travail de reprise, pas un ménage.

Ce que comprend l'intervention
Décapage des surfaces dures
Sols, plinthes, murs lessivables, portes et huisseries. Passage mécanique là où le support le supporte, manuel partout ailleurs.
Cuisine et sanitaires
Dégraissage complet, détartrage, remise en service ou dépose des équipements devenus inutilisables.
Diagnostic des supports perdus
Moquette imprégnée, parquet gonflé, cloison souillée en profondeur : ce qui ne peut plus être assaini est identifié et signalé, jamais recouvert.
Évacuation des eaux et résidus
Les eaux de lavage chargées ne partent pas au tout-à-l'égout de l'immeuble sans traitement préalable.
Nettoyer n'est pas remettre à neuf
C'est la distinction que nous tenons à poser avant de commencer, parce qu'elle évite une déception à la livraison. Le nettoyage rend un logement sain, praticable et présentable. Il ne répare pas un parquet gonflé par plusieurs années d'humidité, ne rattrape pas une cloison dont le plâtre est imprégné, et ne remplace pas un sanitaire fendu.
Notre devis sépare donc systématiquement deux colonnes : ce que le nettoyage règle, et ce qui restera à traiter en travaux. Un propriétaire qui doit relouer, un notaire qui prépare une vente, un héritier qui arbitre entre vendre en l'état ou rénover : tous ont besoin de voir ces deux chiffres séparément.
Pourquoi le protocole compte plus que le produit
Dans un logement resté fermé, le risque n'est pas seulement visible. Déjections de rongeurs séchées, moisissures sur les supports humides, seringues ou verre brisé sous les couches : la remise en suspension de particules lors du premier balayage est le moment le plus exposé du chantier.
L'ordre des opérations en découle : humidification avant tout mouvement de matière, ventilation forcée pendant l'intervention, protection respiratoire maintenue tant que l'air n'est pas assaini, et décontamination du matériel entre deux chantiers.
Un chantier, en détail
Sanvic, Le Havre
- 01Le bâti
- Pavillon des années 1930 sur deux niveaux, cave et comble
- 02Le contexte
- Une succession. Les deux héritiers, installés hors de Normandie, découvraient la maison à l'ouverture. L'eau était coupée depuis l'hospitalisation de leur mère, un an plus tôt.
- 03La contrainte
- Aucune alimentation en eau sur place, et un plancher de cuisine dont il fallait vérifier la portance avant d'y faire circuler du matériel.
- 04Le déroulé
- Alimentation par cuve et groupe autonome, décapage du bas vers le haut, dépose de la moquette des chambres et du lino de la cuisine, tous deux imprégnés. Le plancher a été sondé avant intervention et signalé comme à reprendre.
- 05L'issue
- Maison rendue saine et ventilée, avec un état écrit des désordres subsistants — plancher de cuisine, deux cloisons, installation électrique — que les héritiers ont pu joindre au dossier de vente.
Situation reconstituée à partir de chantiers réels, sans élément permettant d'identifier une personne ou une adresse.
Questions fréquentes
Le logement sera-t-il habitable immédiatement après ?
Sain et praticable, oui. Habitable dépend de ce que le nettoyage aura révélé : une installation électrique noyée ou un plancher affaissé relèvent de travaux, et nous vous le disons par écrit plutôt que de le laisser découvrir.
Faut-il refaire les peintures après votre passage ?
Souvent, oui, sur les murs qui ont absorbé les odeurs ou les fumées. Nous indiquons lesquels. Nous ne peignons pas nous-mêmes : recouvrir un support non assaini revient à enfermer le problème.
Intervenez-vous si l'eau ou l'électricité sont coupées ?
Oui. Nous arrivons avec une cuve et un groupe autonome. Il faut simplement le signaler à la visite, parce que cela change l'organisation du chantier.